Notre joie paisible
a malheureusement
été fortement
entachée par
l'écho médiatique
invraisemblable fait
à une déclaration
de Mgr Williamson
Le décret de la Congrégation des évêques du 21 janvier
2009, annulant les excommunications
déclarées par la même
Congrégation le 1er juillet 1988
contre les quatre évêques auxiliaires
de la Fraternité Saint-Pie X, a
rempli notre coeur de joie et d'une
vive gratitude.
Joie pour l'Église, tout d'abord,
car cette censure injuste et invalide
entraînait de facto une condamnation
et un mépris portés contre
toute la Tradition de l'Église ellemême.
Proclamer qu'on s'attachait
à la Tradition, de quelque façon
que ce soit, entraînait jusqu'ici
pour celui qui s'y risquait un danger
sérieux d'être amalgamé avec
des « excommuniés », et d'être en
conséquence rejeté.
Joie ensuite pour ce début de réhabilitation
accordée à Mgr Lefebvre et à Mgr de Castro
Mayer, les consécrateurs.
Cet acte du Siège apostolique suscite évidemment
en nos coeurs une profonde gratitude,
et tout d'abord envers la bienheureuse
Vierge Marie, à qui nous avions confié cette
intention par notre croisade du rosaire, et qui a
répondu si bénignement à nos prières
instantes.
Reconnaissance également
à l'égard du Saint-Père qui, cela
n'est pas douteux, s'est engagé
et impliqué personnellement dans
ce geste avec un courage dont
nous lui savons profondément
gré, étant donné les énormes
pressions qu'il a subies et continue
de subir à ce sujet.
Notre joie paisible a malheureusement
été fortement
entachée par l'écho médiatique
invraisemblable donné à une
déclaration de Mgr Williamson,
déclaration dans laquelle, à l'encontre
du consensus des historiens,
il minimisait de façon
considérable le massacre subi
par les Juifs de la part du régime
national-socialiste, et contestait ouvertement
l'utilisation de chambres à gaz.
Cette déclaration a entraîné beaucoup de
désinformation et d'accusations mensongères.
La Fraternité Saint-Pie X, par le biais de son
supérieur général, a rappelé solennellement
que « cette déclaration ne reflète en aucun cas
les positions de notre société ».
Abbé Régis de Cacqueray †, Supérieur du District de France