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   Réponse aux adversaires de la FSSPX

 

Réponses de l'abbé Laisney aux adversaires de la FSSPX en Nouvelle Calédonie

 

La Mission Saint Pie V : Un rameau vivant de l’Église Catholique

 

Abbé François Laisney

Vivre du Christ

Dieu est Le Vivant (Apoc 4:10). Alors que nous étions morts par le péché (Eph 2:1), Il a envoyé son Fils Unique, afin que nous ayons la vie : « Je suis venu afin qu’ils aient la Vie, et l’aient en abondance » (Jn 10:10). Vivre de la Vie de Dieu, c’est ce pour quoi Il nous a créés, c’est le but de notre vie ici-bas, ce sera parfait au Ciel lorsque nous Le verrons tel qu’Il est, c’est commencé ici-bas par la vie de la grâce, c’est-à-dire une vie de Foi, d’Espérance et de Charité : « Le juste vit de la foi » (Rom 1:17). Cette vie éternelle c’est seulement par le Christ, avec le Christ et dans le Christ qu’on peut l’avoir (Rom 6:23) : « vous êtes morts au péché et vivants à Dieu dans le Christ Jésus » (Rom 6:11). Vivre dans le Christ, ce n’est rien d’autre que de vivre comme membre de son Corps Mystique qui est l’Église, la Sainte Église Catholique, l’unique qu’Il a fondée Lui-même sur Pierre. Nul ne peut vivre du Christ si ce n’est dans Son Église. Nul rameau ne peut vivre si ce n’est dans le Cep, qui est le Christ. Dans l’Église, il y a des rameaux morts ; mais il n’y a pas de rameaux vivants hors de l’Église ; tous les Saints Pères enseignent que « hors de l’Église Catholique, point de salut. »

L’unité de l’Église

C’est essentiellement l’unité de la vie du Christ : le lien entre tous ceux qui vivent du Christ. La dimension intérieure de cette unité, c’est l’unité de foi, d’espérance et de charité (St. Thomas d’Aquin IIIa qu. 8). St. Paul lui-même nous dit que « la charité est le lien de la perfection » (Col 3:14). Mais l’homme n’étant pas un ange, cette unité se manifeste extérieurement comme unité de profession de la même Foi, unité de culte commencée par le Baptême et parfaite par le Sacrifice eucharistique, et unité de gouvernement sous la houlette de Pierre (St. Robert Bellarmin). Selon St. Paul (Rom 10:10) il n’est pas suffisant de croire de cœur, il faut encore professer de bouche la Foi qui nous vient inchangée des Apôtres ; l’espérance se manifeste par la prière et le culte ; la charité requiert l’obéissance (Jn 14:21,23-24). L’autorité elle-même n’a pas été laissée à l’arbitraire des évêques, mais a été donnée aux Apôtres et à leurs successeurs, « non pour la destruction, mais pour l’édification » (2 Cor 13:10), « non pour enseigner une doctrine nouvelle, mais pour garder saintement et exposer fidèlement le dépôt de la Foi » (Concile Vatican I).

Ce qui édifie l’Église

Ces grandes vérités ayant été rappelées, on voit clairement que cela édifie l’Église qui défend et promeut la vraie Foi catholique ; cela au contraire mine l’unité de l’Église qui dissout la vraie foi. La Mission Saint Pie V distribue et enseigne le catéchisme catholique des anciens missionnaires, exactement tel que l’enseignait Mgr Bresson ; par là elle s’efforce de bien apprendre la Foi aux enfants. Mais les nouveaux « parcours catéchétiques » n’enseignent plus rien ; il suffit de demander aux enfants à la fin de leur cours les questions élémentaires pour s’en rendre compte. La Mission Saint Pie V enseigne la doctrine morale de l’Église sur les questions importantes de la vie et de la famille (avortement, contraception, euthanasie, homosexualité, etc.) telle que l’Église l’a toujours enseignée et telle que le Pape Jean Paul II la défend encore, mais combien de prêtres aujourd’hui la défendent vraiment sans compromis ? Par exemple, combien de prêtres aujourd’hui n’acceptent plus la doctrine immuable de l’Église sur le célibat sacerdotal ? Les nouvelles doctrines divisent l’Église.

De même, cela édifie l’Église qui promeut le vrai culte, le culte tel que l’Église l’a reçu des Apôtres et l’a transmis au cours des siècles dans sa pureté et sa sainteté ; cela au contraire mine l’unité de l’Église qui dissout le vrai culte. Cela est particulièrement visible dans le rite de la Messe. Le rite antique et traditionnel, codifié non inventé par St Pie V, a été un instrument magnifique de l’unité de l’Église spécialement dans son rit romain, et a permis à toutes les nations de prier vraiment d’une même voix et d’un même cœur, avec les mêmes prières que les Saints ont utilisées pendant des siècles et des siècles : ainsi les prêtres de la Mission Saint Pie V utilisent exactement le même rite que St Pierre Chanel. Le nouveau rite, fabriqué par une commission d’experts avec la participation de six pasteurs protestants, ouvert aux expérimentations et interprétations, a tellement diversifié le culte que d’un pays à l’autre, et même souvent d’une paroisse à l’autre on ne retrouve plus le même culte. Dans certains pays tels que les Indes ou la Nouvelle Guinée on y trouve même des éléments païens introduits au nom de « l’inculturation ». Tous les Vieux se souviennent de la Messe des anciens missionnaires, avant les réformes, et sont témoins que la Messe à la Mission St Pie V est la même, en unité avec l’Église de toujours.

Enfin cela édifie l’Église qui promeut la vraie obéissance, et cela mine l’unité de l’Église qui dissout la vraie obéissance. En termes évangéliques, l’obéissance consiste à « ne pas faire notre volonté propre, mais celle de celui qui nous a envoyés » (Jn 6:38). Cela est requis à tous les niveaux : si un officier subalterne désobéit à son supérieur, alors la vraie obéissance requiert la résistance à l’officier subalterne par obéissance au supérieur ; St Pierre lui-même nous dit qu’« il faut obéir à Dieu plutôt qu’aux hommes » (Act 5:29). Ainsi lorsque des nouveautés sont introduites dans le culte et l’enseignement que n’ont pas connues nos pères dans la foi, alors la vraie obéissance consiste à maintenir ce que l’Église nous a transmis : manifestement, celui-là suit sa volonté propre qui introduit les nouveautés, et celui-là obéit vraiment qui fait ce que l’Église a toujours fait.

Le plus grand obstacle à la vraie unité de l’Église aujourd’hui, c’est l’œcuménisme, qui met sur le même pied la vraie Religion et les fausses religions, la vraie Foi et les fausses doctrines (ex. à Assise), qui ne cherche plus la conversion et le retour à l’Église des dissidents, et qui cherche au contraire une apparence d’union extérieure sans être basée sur la vraie Foi (cardinal Kasper).

Les nouveautés introduites depuis près de 40 ans ont eu des conséquences catastrophiques bien opposées à la construction de l’Église : prêtres abandonnant leur vocation, souvent pour se lancer dans la politique ou pour questions de mœurs, religieux et religieuses abandonnant leurs vœux, fidèles abandonnant la foi et passant dans des sectes ou abandonnant toute pratique religieuse, baisse catastrophique des vocations qui ne permettent pas de remplacer les prêtres âgés qui meurent, etc. Si quelqu’un compare l’état de l’Église quand Mgr Bresson s’est retiré, et maintenant, peut-il dire honnêtement que les nouveautés ont « construit » l’Église ? Que de ruines ! Que de paroisses sans prêtre, chapelles abandonnées, tombant en ruines !

En revenant à ce que les missionnaires ont apporté, la même doctrine, la même liturgie, la même morale, la Mission Saint Pie V aura les mêmes fruits d’édification de l’Église.

Le Droit Canon

Un principe simple et indiscuté de Droit Canon est que les choses favorables doivent être entendues d’une manière ample, et « les choses défavorables doivent être entendues d’une manière stricte. » (CIC 18) Il est donc contraire au Droit de l’Église d’étendre censures et condamnations à ceux qui n’en sont pas l’objet. Or, aucun des prêtres de la Fraternité Sacerdotale Saint Pie X, qui servent la Mission Saint Pie V, n’est l’objet d’une excommunication ; tous reconnaissent l’autorité du Pape et professent leur attachement à l’Église. Il est donc manifestement injuste et calomnieux de dire que ce sont des « prêtres traditionalistes s’étant séparés de l’Église catholique romaine et du Pape. »

La vérité est que la Fraternité Sacerdotale Saint Pie X est une société religieuse fondée selon le droit canonique et approuvée le 1er novembre 1970 par Mgr Charrière, évêque de Fribourg en Suisse ; elle a toujours reconnu l’autorité du Pape et des évêques. Mais parce qu’elle a gardé fidèlement et la doctrine et la Messe et toute la liturgie telle que l’Église l’a enseignée et pratiquée pendant des siècles, elle a été « persécutée » par ceux qui ont voulu introduire une nouvelle doctrine (œcuménique) et une nouvelle liturgie. Mais St. Paul nous avait prévenus : « Oui, tous ceux qui veulent vivre dans le Christ avec piété seront persécutés » (2 Tim. 3:12). Les permissions normalement requises (ex. lettres dimissoriales) furent injustement refusées. La Fraternité s’est donc trouvée devant un dilemme: soit ne pas aider les âmes qui désiraient on ne peut plus légitimement garder la Foi et la liturgie de toujours, soit enfreindre par nécessité certains articles en soi secondaires du code, afin de pourvoir au « salut des âmes, qui doit être toujours dans l’Église la Loi suprême » (CIC 1752). Or le Droit Canon lui-même dit : « n’est punissable d’aucune peine la personne qui, lorsqu’elle a violé une loi ou un précepte… §4 a agi … poussée par la nécessité » (CIC 1323) ; le §7 de ce même canon ajoute qu’il est suffisant que la personne « ait cru, sans faute de sa part, que se présentait une de ces circonstances prévues aux §4 et §5. » Il faut donc conclure que la Fraternité n’est vraiment pas objet des peines dont on l’accuse.

Le Pape Saint Pie V avait donné un Indult à perpétuité permettant à tout prêtre de célébrer la Messe selon le rite qu’il codifia sans être jamais objet de censure pour cela. Allant contre ce saint Pape, beaucoup d’évêques ont pratiquement interdit à leurs prêtres d’offrir le Saint Sacrifice selon le rite codifié par Saint Pie V. Un certain nombre de prêtres eurent le courage de rester fidèles à ce grand trésor que leur avait transmit l’Église, le Saint Sacrifice de la Messe selon le rite antique et vénérable codifié par Saint Pie V, malgré ces interdictions épiscopales, sachant que les évêques n’avaient pas le droit d’interdire un rite aussi saint qu’un saint Pape avait permis à perpétuité. Alors la situation canonique de ces prêtres était certes irrégulière, mais la faute en était manifestement à leurs évêques, non à ces prêtres, qui demeurent des fils fidèles de la Sainte Église.

Cela est reconnu par le Cardinal Castrillon Hoyos, préfet de la Congrégation du Clergé, qui a été spécialement chargé par le Pape Jean Paul II en septembre 2000 de régler la situation canonique de la Fraternité Sacerdotale Saint Pie X. Il disait récemment à Mgr Fellay, supérieur général de la Fraternité, que notre situation « n’était pas schismatique, mais nécessitait une régularisation canonique. » Si cela prend du temps, c’est à cause de l’opposition de certains évêques. Mais par la grâce de Dieu, cela viendra bientôt, car dans la Sainte Église on ne peut pas condamner ceux qui n’ont autre désir que de rester fidèles à ce qu’Elle leur a transmis.

Conclusion

Entre 1970 et 1986, à une époque où tant d’évêques fermaient leurs séminaires par manque de vocations, Mgr Lefebvre a ouvert six séminaires et fondé une société de vie apostolique qui compte maintenant plus de 460 prêtres dans plus de 150 prieurés dans les cinq continents, qui servent des dizaines de milliers de fidèles, tous attachés à la Foi Catholique et au successeur de Pierre, malgré les attaques injustes dont ils sont l’objet. C’est vraiment un rameau vivant bien attaché à la Sainte Église Catholique.

Nouméa, le 22 novembre 2004
Abbé François Laisney†

 

La Tradition Catholique : Une fidélité nécessaire au salut

a fidélité dans l’Écriture
"C'est bien, serviteur bon et fidèle, lui dit son maître, en peu de choses tu as été fidèle, sur beaucoup je t'établirai ; entre dans la joie de ton seigneur » (Mat 25:23). La récompense céleste est promise à ceux qui sont « fidèles » : « Reste fidèle jusqu'à la mort, et je te donnerai la couronne de vie » (Apoc. 2:10). Cette fidélité est particulièrement requise de ceux qui sont « les ministres du Christ et les dispensateurs des mystères de Dieu » (1 Cor. 4:1-2). A l’exemple du Christ, ils doivent transmettrent fidèlement ce qu’ils ont reçu : « Ma doctrine n'est pas de moi, mais de celui qui m'a envoyé. Si quelqu'un veut faire sa volonté, il reconnaîtra si ma doctrine est de Dieu ou si je parle de moi-même. Celui qui parle de lui-même cherche sa propre gloire ; mais celui qui cherche la gloire de celui qui l'a envoyé, celui-là est véridique et il n'y a pas en lui d'imposture. » (Jn 7:16-18). Ainsi celui qui transmet fidèlement la doctrine reçue de Dieu (et transmise dans et par l’Église), celui-là est véridique ; celui qui enseigne une autre doctrine « de lui-même », celui-là est un imposteur. Les Apôtres eux-mêmes n’ont pas enseigné une doctrine nouvelle, mais ils ont fidèlement transmis ce qu’ils avaient reçu du Seigneur Jésus : « Je vous ai donc transmis en premier lieu ce que j'avais moi-même reçu » (1 Cor 15:3, 11:23). Ils enjoignent aux fidèles de « demeurer fermes dans l’évangile que vous avez reçu » (1 Cor. 15:1), « tenez bon, gardez fermement les traditions que vous avez apprises de nous, de vive voix ou par lettre » (2 Thess 2:15). Cette fidélité dans la transmission est même le critère à appliquer par les fidèles pour rejeter les erreurs : « Si nous-mêmes, si un ange venu du ciel vous annonçait un évangile différent de celui que nous vous avons prêché, qu'il soit anathème ! Nous l'avons déjà dit, et aujourd'hui je le répète : si quelqu'un vous annonce un évangile différent de celui que vous avez reçu, qu'il soit anathème ! » (Gal 1:8-9)

La fidélité, trait essentiel de l’Église Catholique

L’Église fondée par Notre Seigneur Jésus Christ est « une, sainte, catholique et apostolique. » C’est par ces quatre notes qu’elle est reconnaissable comme la vraie Église parmi les nombreuses fausses religions, comme le lys parmi les épines (Cant. 2:2). Le catéchisme de Mgr. Bresson enseigne : « L’Église [Catholique] romaine est apostolique 1° parce qu’elle a pour premiers chefs les Apôtres ; 2° parce qu’elle est gouvernée par les successeurs des Apôtres ; 3° parce qu’elle croit et enseigne la doctrine des Apôtres. » L’Église Catholique est la seule qui remonte par une chaîne ininterrompue jusqu’au Apôtres, dont le Pape et les évêques sont les successeurs. Mais il n’est pas suffisant d’être de facto successeur d’un Apôtre (les orthodoxes le sont aussi), il faut encore être fidèle à la doctrine et aux pratiques qu’ils ont enseignées (et cela manque aux orthodoxes). Cette fidélité, par laquelle la doctrine enseignée aujourd’hui par les (bons) évêques n’est pas nouvelle, mais est la doctrine qui a été transmise au cours des siècles par les saints Évêques, est un trait essentiel de l’Église Catholique, sans lequel elle perdrait son titre de véritable religion. Les Ariens, hérétiques du 4ème siècle, avaient des évêques successeurs des Apôtres, mais infidèles à leur doctrine : ces Ariens avaient chassé St Athanase des églises ; St Athanase disait : « ils ont les églises, mais nous avons la Foi ! » C’est pourquoi le Crédo de St. Athanase commence ainsi : « Quiconque veut être sauvé doit avant tout garder la foi catholique ; s’il ne la garde pas intégralement et inviolablement, sans aucun doute il sera perdu pour toujours. »

Ainsi St. Vincent de Lérins enseigne (et son enseignement est cité par le Concile Vatican I, ce qui y rajoute une très grande autorité) : « Dans l’Église catholique elle-même on doit prendre un très grand soin de tenir ferme ce qui a été cru partout, toujours et par tous. C’est cela en effet qui est vraiment catholique (c’est-à-dire universel)…Que fera donc un catholique si une portion de l’Église se coupe de la communion de la foi universelle ? Quoi d’autre que de préférer la santé du corps entier à la peste et à la corruption d’un membre ? Et que faire si une contagion nouvelle cherche à infecter non pas seulement une portion insignifiante de l’Église, mais le tout lui-même ? Alors il doit s’attacher à l’antiquité, qui ne peut plus être séduit par une nouveauté… Annoncer une nouveauté aux chrétiens n’a donc jamais été permis, n’est aucunement permis et ne sera jamais permis… Celui-là est un vrai et authentique catholique, qui aime la vérité de Dieu, l’Église et le Corps du Christ, qui ne place rien au dessus de la religion divine et la foi catholique, ni l’autorité, ni l’amour, ni le génie, ni l’éloquence, ni la philosophie d’aucun homme quel qu’il soit, mais méprisant tout cela et étant fixé, stable et persévérant dans sa foi, est déterminé en lui-même de tenir et de croire cela seul qu’il sait que l’Église Catholique a universellement tenu depuis les temps antiques. » Même le Pape n’a pas autorité pour enseigner des nouveautés, car le Concile Vatican I, dans le chapitre définissant l’infaillibilité du Pape, précise bien : « Le Saint Esprit a été promis aux successeurs de Pierre, non pour que par sa révélations ils enseignent une nouvelle doctrine, mais pour que par son assistance ils gardent religieusement et exposent fidèlement la Révélation ou dépôt de la foi transmis depuis les Apôtres. »

Nouveautés « conciliaires »

Or voici que depuis le Concile Vatican II beaucoup de nouveautés ont envahi l’Église ; on parle de nouvelle Pentecôte, de nouvel esprit, de nouvelle évangélisation, nouvelle ecclésiologie, et même une nouvelle morale sans enfer ; on a une nouvelle Messe, un nouveau rite pour tous les sacrements, de nouveaux catéchismes, un nouveau droit canon ; on veut tout faire nouveau. Que penser de ces nouveautés ?

Notre Seigneur Jésus Christ a donné un critère simple pour tous les fidèles : « Vous les reconnaîtrez à leurs fruits. » (Mat 7:20). Or les fruits de ces réformes sont visibles par tous : des dizaines de milliers de prêtres ont abandonné leur sacerdoce après le Concile ; des dizaines de milliers de religieux et religieuses ont abandonné leurs vœux ; les scandales moraux non seulement aux États Unis mais en beaucoup d’autres pays aussi ont affligé l’Église ; des millions de catholiques ont abandonné l’Église et la vraie foi pour devenir protestants ou athées ; les vocations ont tellement diminué qu’elles n’assurent plus le renouvellement du clergé et des sociétés religieuses, de telle sorte que de plus en plus il n’y a plus de prêtres dans les missions, les écoles religieuses ferment, les dispensaires ferment, etc.

Ces nouveautés minent la foi, non pas en la niant directement, mais en omettant le devoir de la profession de la Foi. Ainsi beaucoup de marques d’adoration du Saint Sacrement ont été supprimées ; le tabernacle est souvent mis de côté ; on ne s’agenouille plus pour recevoir la Sainte Communion sur la langue ; le prêtre ne tient plus joints les doigts qui ont touché la Sainte Hostie ; les purifications du calice et des patènes sont souvent bien négligées ; on évite de parler de la pénitence, de la croix, du sacrifice, du renoncement, de la fuite des occasions de péché, de la fuite de l’esprit du monde, de la réparation, etc. Petit à petit s’installe une nouvelle religion sans Croix, sans sacrifice, sans efforts, dans laquelle on prétend – contrairement à l’Évangile et à toute la Tradition de l’Église – que tout le monde va au ciel. Et les âmes se perdent en grand nombre.

Dans ce contexte, il est nécessaire de « gardez fermement les Traditions » de l’Église Catholique. Et c’est ce que fait la Fraternité St. Pie X, une congrégation religieuse fondée par Mgr Marcel Lefebvre, ancien délégué apostolique de Pie XII en Afrique francophone ; la Fraternité St. Pie X fut approuvée par Mgr Charrière, évêque de Fribourg en Suisse, le 1er novembre 1970 et louée par le Cardinal Wright en 1971 ; par la grâce de Dieu elle compte maintenant plus de 460 prêtres sur tous les continents. Mais elle a été persécutée et calomniée par ceux qui ne veulent plus de la Tradition Catholique ; on a voulu se servir de la lettre de la loi pour en détruire l’esprit et pour étouffer la Tradition. La Fraternité St. Pie X a toujours reconnu le Pape et les évêques, mais on l’a calomniée et accusé de schisme ; devient-on schismatique en restant fidèle à la Tradition Catholique et en défendant l’Église contre les novateurs qui en nient la nécessité ? On voit des diocèses où les prêtres concubinaires sont dans les bonnes grâces de leur évêque, mais où les prêtres traditionnels sont accusés de schisme !

Mais, dira-t-on, avez-vous la permission de l’évêque pour faire votre apostolat ? Nous l’avons demandée ! Mais dans certains diocèses tout passe sauf de garder la Tradition. Alors c’est le principe du Bon Samaritain : lorsque les âmes sont blessées par les nouveautés, et délaissées par les prêtres et lévites locaux, un étranger peut s’occuper légitimement d’elles et leur appliquer les bons remèdes traditionnels de la Sainte Église ; le Droit Canon lui-même prévoit une délégation de juridiction dans les cas de nécessité pour le bien des âmes. Et le Bon Dieu a béni les chapelles traditionnelles avec de bons fruits : vocations, bonnes familles chrétiennes qui gardent et transmettent la Foi catholique.

Et les autorités romaines elles-mêmes le reconnaissent de plus en plus. Le Cardinal Castrillón disait récemment à Mgr Fellay, supérieur général de la Fraternité St. Pie X, que la situation de la Fraternité n’était pas schismatique, mais nécessitait une « régularisation canonique » telle que la fondation d’une administration apostolique ; cette solution est à l’étude et se réalisera dans les années à venir, avec la bénédiction du Pape. Pour l’instant, gardons la Tradition Catholique, pour la gloire de Dieu et le salut des âmes !

Daigne la Très Sainte Vierge Marie, la Vierge Fidèle, garder fidèles à la Foi catholique immuable tous les habitants de la Nouvelle Calédonie et leur donner le courage de pratiquer selon la tradition apportée par les Pères Missionnaires, telle que tous leurs vieux peuvent témoigner. Beaucoup d’entre eux connaissent encore par cœur les réponses de la Messe traditionnelle en latin, les chants grégoriens, le catéchisme de Mgr Bresson : la Fraternité Sacerdotale Saint Pie X ne fait rien d’autre.

 

Renseignements supplémentaires

Mission St Pie V
B.P. 583
98890 Païta

A Noumea, on peut prendre contact avec la Mission Saint Pierre-Marie-Chanel :
[687] 43 17 02
[687] 26 17 06
[687] 92 81 86 (téléphone mobile du prêtre quand il est dans la région)

Pour plus d'informations, contacter le prêtre :
[687] 92 81 86 (quand il se trouve en Nouvelle Calédonie)
[61] 3 9598 3848 (quand il est en Australie)