Aucune société ne peut se développer ni prospérer si “la pierre
d'angle”, Notre Seigneur Jésus-Christ, n'est pas au centre de ses
institutions. La Révolution Française et ses principes ont expulsé le
Christ de la société. Ainsi depuis plus de 200 ans, le corps social de
l'Europe imprégné de cet esprit mortifère se décompose lentement mais
sûrement car lui a été arraché l'âme reçue des saints qui ont fait la chrétienté.
L'Amérique du Sud, quant à elle, doit son âme à Christophe
Colomb et aux missionnaires qui l'accompagnaient.
Cette âme catholique
dérange les plans du F.M.I. qui veut imposer à ce continent les principes
corrupteurs du libéralisme et du laïcisme qui le rongent de manière
implacable. Ainsi en Argentine, au Brésil, en Colombie au Chili et en
Uruguay la bataille pour la libéralisation de l'avortement fait rage.
L'Église
élève sa voix, parfois avec courage, le plus souvent en opposant
des arguments d'une indigence à pleurer, telles ces paroles du Secrétariat
National de la Famille de la Conférence Episcopale Argentine,
proclamant que l'avortement “tue la démocratie”. Jamais ou presque,
les droits de Dieu ne sont défendus par les évêques qui adoptent comme
en Europe un profil bas. Cette démission fortifie les ennemis de
l'Église qui imposent ainsi leur programme mortifère sans rencontrer
de vraie résistance.
La foi s'effondre tandis que la corruption des élites
s'étale au grand jour, et que la crise économique, les désordres politiques
et la dépravation des moeurs s'installent partout.
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[1] Voir les textes et les photos des "Echos de Patagonie" n° 4