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   LAB des Marianosses du Brésil

Lettre aux Amis et Bienfaiteurs de la Familia Baetae Maraie Virginis (Marianosses)

Ordination au sous-diaconat

Lettre n° 1 de décembre 2007

Chers amis et bienfaiteurs :

“Heureux l`homme qui médite sur la sagesse et qui raisonne avec son intelligence, qui réfléchit dans son coeur sur les
voies de la sagesse et qui s’applique à ses secrets” (Si. 14,20).

« Une seule chose te manque : va, vends tout ce que tu as, donne-le aux pauvres, et tu auras un trésor au ciel ; puis, viens, suis-moi » (Mc. 10, 21).

Au cours des siècles de l’histoire de l’Eglise, ce conseil a été suivi par des milliers d’hommes et de femmes qui ont laissé tout pour avoir tout, comme dit l’Imitation de Jésus Christ. Les communautés de consacrés ont toujours exercé une influence capitale sur l’ensemble du Corps Mystique du Christ: comme les poumons sont nécessaires à la respiration du corps, ainsi les consacrés par leurs prières, leur sacrifice quotidien et leur apostolat contribuent à la “respiration” du Corps Mystique, en attirant les grâces qui le vivifient et le font augmenter.

La Familia Beatae Mariae Virginis (les membres de cette communauté sont connus comme “Marianosses”), est une de ces nombreuses fondations qui témoignent de la vitalité de l’Eglise. Elle est née non en Europe, terre d’élection du catholicisme et de la vie monastique, mais au Nord-Est du Brésil, région catholique certes, mais sans grande tradition monastique. L’idée initiale qui attirait un professeur et des élèves d’un cours de catéchisme, c’était qu’il fallait faire quelque chose pour conserver la foi catholique en eux et autour d’eux dans une époque où l’apostasie battait son plein. Or, les maisons religieuses ont toujours joué un rôle très important de conservation de la tradition et même de la culture en général, comme l’histoire en témoigne. Ne pourraient-elles réussir aussi en notre malheureuse époque? Car c’est toujours Dieu qui gouverne le monde, n’en déplaise aux impies ; le rendre propice est donc la manière la plus sage de travailler pour notre bien et pour le bien commun.

Pour rendre cette idée plus concrète, il fut décidé de prononcer un voeu spécial, en plus des trois voeux classiques, le
voeu de stabilité
, a ne pas confondre avec la stabilité des bénédictins. Il s’agit d’une stabilité dans la foi catholique, un engagement ou promesse de conserver et d’appliquer cette même foi en nous et autour de nous dans tous les domaines de la vie humaine, autant que cela nous est possible. Cet effort de ne jamais dissocier la Foi et l’esprit de Foi doit marquer toute notre vie religieuse ; les conséquences seront d’autant plus importantes que nous serons plus fidèles à nos engagements.

De 1969 à ce jour, nous sommes passés par diverses vicissitudes, surtout à cause de la crise dans l’Eglise et de la désorientation qui en est la conséquence. En 1997, par une grâce spéciale pour laquelle nous ne pourrons jamais assez remercier, toute la communauté a pris ensemble la résolution de rejeter le rite nouveau de la messe, comme on rejette une fausse monnaie, et d’embrasser définitivement la messe de toujours. Et pendant ces dix derniers années, nous avons découvert, et nous découvrons toujours plus, que notre vocation, et même la vocation de tout catholique, ne peut se réaliser que dans la Tradition , car la foi est transmise et non trouvée par hasard ou créée a partir du rien.

Nous sommes aujourd’hui une famille religieuse regroupant 13 membres, dont un prêtre, un diacre et 11 frères. Un noyau de fidèles se constitue peu à peu autour de nous, ce qui nécessite des constructions pour nous rendre davantage capables d’accueillir et de développer toute cette petite chrétienté qui a échappé aux filets du modernisme, et qui commence
maintenant à s’habituer à des notions comme « Tradition », « Liturgie Romaine », parfois même qui connaît simplement les
rudiments du catéchisme.

L’Eglise peut être « occupée », « blessée », mais elle ne peut pas mourir. Deo Gratias !

 

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