L'avortement ou le massacre des Innocents
Au sujet de l'avortement, il n'est certainement pas
trop fort de parler de massacre et de massacre des Innocents.
Massacre en raison du grand nombre de victimes : au
moins un million en 15 ans en Belgique et au moins un
milliard dans le monde entier d'après les estimations de
l'OMS. Massacre aussi en raison des méthodes utilisées :
les fotus sont broyés, découpés, aspirés, brûlés.
Massacre, oui, mais massacre des Innocents, des
faibles, de ceux qui ne peuvent pas se défendre. Lors
de l'avortement, le fotus cherche à fuir les instruments
mortifères qui vont le découper, le broyer, l'aspirer.
Massacre des Innocents, car ces fotus ne sont pour rien
dans l'insouciance de leurs parents, dans leur recherche effrénée des plaisirs, dans leur libertinage sexuel.
Innocents parce qu'ils sont incapables de la moindre
agression, incapables qu'ils sont de défendre même leur
propre existence.
Massacre des Innocents comme le montre très bien
le film Le cri silencieux. Massacre qui atteint même les
massacreurs : ce sont les trop peu connus syndromes
post-avortement. Cauchemars, sentiment de culpabilité
très fort, désirs violents de suicide, stérilité, autant de
symptômes qui frappent et les femmes qui avortent et
le personnel médical qui accomplit cet acte abominable.
Ces syndromes sont à coup sûr le châtiment immanent
de cet acte contre nature, de ces crimes qui crient vengeance vers le Ciel.
Il faut relever le processus de banalisation de ce massacre. Il n'est plus parlé d'avortement mais d'interruption
volontaire de grossesse. L'avortement est présenté à la
femme qui a une grossesse non désirée comme une
simple intervention au même titre qu'une simple visite chez
le dentiste. A aucun moment, il n'est essayé de proposer à la
femme en difficulté une autre possibilité. Silence total sur les
risques d'une telle intervention. Le processus de banalisation
apparaît également dans le remboursement de l'avortement
par les mutuelles, comme s'il s'agissait d'un soin de santé. Banalisation par le silence quasi général des hommes politiques
et des partis politiques : presque aucun homme politique ou
partie politique n'ose revenir clairement sur la légalisation
de l'avortement.
De ce point de vue, les hommes d'Eglise demeurent à la
tête du combat pour la vie. Inlassablement, le Vatican a élevé
sa voix pour défendre les sans-voix, les innocentes victimes
de ce massacre à l'échelle planétaire. A plusieurs reprises les
plans des partisans de la culture de mort ont été réduits à
néant par l'action multiforme du Vatican.
Voici 15 ans que l'avortement a été malheureusement
légalisé dans notre pays. Il convient de consacrer un numéro
de notre bulletin à ce sujet comme un devoir de mémoire
pour le million de victimes innocentes. Nous ne devons pas
oublier ce million d'enfants tués dans le sein de leur mère
dans l'indifférence la plus totale. Nous ne devons pas oublier
que ce vide immense est le fer de lance d'une politique sur
l'immigration qui va à l'encontre du véritable bien du pays.
La banalisation de l'avortement et sa généralisation sont
le signe évident de la déchristianisation de nos pays de vieille
chrétienté. Un autre signe est le succès mondial d'un livre
qui sape de fond en comble les fondements les plus sacrés
de notre sainte religion. C'est pourquoi, ce numéro donne
une réfutation succincte et simple de ce livre qui est plus que
scandaleux. Plus que jamais, les catholiques doivent s'unir
pour réagir et faire front au risque de disparaître peu à peu
mais sûrement.