Le premier mai dernier, Monseigneur
Fellay, relançait une
troisième croisade du rosaire.
Après deux victoires, la nouvelle
cause à défendre est celle de
la consécration de la Russie par le
Saint Père, au Coeur Immaculé de
Marie, selon les demandes de la
Sainte Vierge à Fatima en 1917.
Pourquoi une telle démarche à
l'heure actuelle ? Pourquoi solliciter
encore les fidèles avec une période
de prière aussi longue, jusqu'au 25
mars 2010 ? Pourquoi revenir sur
une affaire qui, semble-t-il, a été réglée
par Jean-Paul II en son temps ?
Le Ciel a ses raisons dont nous
ne comprenons pas forcément toute
la portée. Mais celui qui regarde
autour de lui s'aperçoit que la situation
mondiale est loin de correspondre
aux promesses que la Sainte
Vierge attachait à cette demande,
lorsqu'en juillet 1917 elle s'adressa
aux trois enfants de Fatima :
- La conversion de la Russie à la
foi catholique.
- Un temps de paix dans le monde.
- Le salut éternel d'un grand
nombre d'âmes.
La révolution marxiste avait des
visées internationales. La Russie,
puis la Péninsule Ibérique, n'étaient
que des points de départ pour mieux
étrangler l'Europe, cette vieille Terre
de Chrétienté.
La Sainte Vierge avait donc de
bonnes raisons de nous avertir.
Si le communisme fut le grand
péril du XXème siècle, son esprit n'a
pas disparu et nos démocraties modernes
issues de 1789 en sont toutes
naturellement imprégnées. La Russie
essaye de se réveiller aujourd'hui
d'un coma moral dans lequel elle
était plongée depuis bien longtemps.
Tout reste à faire pour lui rendre sa
puissance d'antan, mais la rééducation
sera de longue haleine.
Son gouvernement actuel tente
l'impossible pour sortir le pays
d'une misère profonde due à la ruine
économique et sociale dans laquelle
elle se trouve. Si dans quelques villes
principales la misère régresse,
ce sont néanmoins des millions de
gens qui vivent dans un dénuement
extrême. Les enfants et adolescents
abandonnés par millions vivent et
meurent dans la rue, ou survivent
par des moyens de débauche.
Avec une politique résolument
nationaliste, le gouvernement russe
actuel travaille à rendre sa dignité,
sa fierté même à ce grand peuple qui
s'attache avec confiance à ses chefs.
Sa politique extérieure démontre
qu'aujourd'hui la Russie est un rempart
pour l'Occident contre l'Islam
et une force dans l'équilibre mondial
contre l'Atlantisme.
Imaginons alors un instant ce que
Dieu peut réaliser par l'intercession
de Notre-Dame si le pape consacre
réellement ce pays selon les directives
du Ciel et non selon les pensées
des hommes !
Quelles conséquences pourraient
en résulter pour la France, l'Europe
et le monde !
La Russie à été confiée à Marie
par le souverain Pontife précédent,
mais pas consacrée ; la situation actuelle
le démontre bien.
Que faut-il donc faire ?
À Fatima, comme dans bien
d'autres lieux d'apparitions, Notre-Dame s'adresse à des enfants et leur
demande des prières et des sacrifices.
Si la Reine du Ciel transmet
de telles demandes sur des sujets si
graves qui regardent en premier lieu
les souverains de la Terre, c'est bien
la preuve que le Ciel se sert des plus
humbles pour nous faire obtenir les
grandes grâces, les grandes victoires,
malgré les déploiements de forces
les plus inimaginables mis en oeuvre
par les puissants de ce monde.
Il est donc nécessaire de mêler
nos enfants à cette grande intention,
car leur prière est puissante pour
toucher le coeur de Dieu. À l'École
comme à la maison, nos chapelets
doivent s'élever vers Dieu avec cette foi en la victoire, cette espérance
d'une véritable paix promise
par le Ciel et cette charité pour les
hommes qui sont loin de notre Mère
l'Église, qui seule est en mesure de
nous procurer le salut.
En réalité, le choix d'une telle
croisade est d'une importance capitale,
voulue par la Providence. Notre
mobilisation enthousiaste doit répondre
favorablement à l'appel de notre
Supérieur Général ; la cause est vitale
pour l'avenir de l'Occident.
Voilà pourquoi nous invitons les
élèves de notre école à se joindre à
cette croisade ; c'est la principale intention
du chapelet offert chaque soir
à la chapelle.
Le pape Benoît XVI s'inscrira-til
dans l'Histoire par cet acte ? Dieu
le sait. Mais à titre indicatif, nous
savons qu'après son élection au souverain
pontificat, il confiait à Monseigneur
Haas, archevêque de Vaduz,
ses deux regrets :
- L'échec des négociations avec Mgr Lefebvre en 1988,
- La Russie n'avait pas fait l'objet
d'une réelle consécration, selon
les demandes de Notre-Dame à
Fatima.
« Priez mes enfants, Dieu vous
exaucera en peu de temps » nous dit
la Sainte Vierge à Pontmain.
Dieu nous aide !
Frère Jean-Benoît - Extrait du Stella Maris n° 46 de juin 2009 Copyright LPL et District de France