Nous sommes désormais en plein dans la campagne électorale. Celle-ci n'est pas près de finir
car, après les présidentielles, viendront les législatives : nous en avons donc jusqu'à l'été à entendre
promesses (qui n'engagent que ceux qui les croient), petites phrases et déclarations d'intention.
Malgré un spectacle aujourd'hui trop souvent dérisoire ou pathétique, la politique reste
un art utile et noble, parce qu'elle sert le bien commun, un bien « plus divin », dirait Aristote,
puisqu'il touche plus d'hommes.
Nous comprenons tous intuitivement que la politique, parce qu'elle se meut dans la sphère
des réalités contingentes, comporte inévitablement une part de souplesse, d'adaptation
aux circonstances, de tolérance envers des maux qui ne peuvent provisoirement être supprimés.
Même si un gouvernement digne de ce nom le voulait, il ne pourrait changer en quinze
jours et de fond en comble le système d'imposition, le Code du travail ou l'organisation de
l'Éducation nationale. Et s'il entreprenait de le faire, le chaos qui en résulterait serait sans
doute pire que les inconvénients de la situation actuelle.
Cependant, si certains maux marginaux et ponctuels peuvent et doivent sans doute être supportés pour un temps, en
fonction des exigences du bien commun, tout ne peut être l'objet de tolérance et de longanimité. Des maux qui mettent
directement en péril l'essentiel du bien commun, des maux qui ruinent sans retour les principes mêmes de la société, les
fondements de la communauté humaine, doivent être combattus immédiatement et sans réserve.
Prenons un exemple pour mieux comprendre. Il est permis à des parents de fermer les yeux sur certaines frasques d'un
enfant, lors d'une crise d'adolescence difficile. Laisser passer, en quelques circonstances, une colère, une bouderie, une paresse,
peut s'avérer nécessaire. En revanche, si l'adolescent entreprend de mettre le feu à la maison, aucun parent sensé ne le laissera
faire, même sous prétexte de tolérance, ou pour « éviter une crise ». La tolérance, en ce cas, serait criminelle et suicidaire.
Eh bien ! une société qui, chaque année, assassine froidement, de façon officielle et légale, plus de 200 000 de ses membres, est
une société qui détruit, par le fait même, sa raison d'être, ses fondements de société humaine, son propre bien commun. Aucun
homme politique digne de ce nom ne peut prétendre qu'il faudrait agir, face à ce crime insoutenable, « par paliers », « avec tolérance
», « de façon graduée ». L'assassinat légal et massif doit être aboli de façon immédiate, sans phrase et sans atermoiement.
Peut-être, dans les faits, les avortements ne cesseront-ils pas complètement. Peut-être la répression de ce crime serat-
elle très diffi cile, voire provisoirement impossible. Sur le terrain pratique, la prudence, la sagacité, l'habileté de l'homme
politique auront tout loisir de s'exercer. Mais, au plan des principes, l'abolition du « droit » légal à l'avortement doit
sans aucun doute être l'une des premières mesures d'un gouvernement digne de ce nom, sinon la première mesure. La
défense de la vie n'est pas facultative, car tant qu'une prétendue société assassine ainsi une part notable de ses citoyens,
elle ne peut être considérée comme une société véritablement humaine.
Pour notre part, nous nous situons sans hésiter dans le camp de la vie, de l'accueil des enfants et d'une éducation
qui mène à la vie éternelle. C'est dans cette perspective que nous vous proposons en ce cataloguela vie de saint Jean
Bosco, dans notre collection « Chemins de lumière ». L'oeuvre de son existence fut l'accueil et l'éducation des jeunes
abandonnés pour diverses raisons (orphelins, délinquants, jeunes travailleurs exilés loin de leur famille, etc.). Même dans
une société parfaitement organisée, selon les meilleurs principes chrétiens, il resterait une vaste place pour l'action de la
charité, afin de suppléer aux défaillances de la nature, des circonstances, des personnes. Mais ce travail de la charité est
évidemment encore plus nécessaire dans une société désorganisée par le rejet du christianisme. Par sa vie, Don Bosco
nous donne l'exemple d'une telle charité surnaturelle, active, intelligente, industrieuse.
Et également joyeuse. Ce n'est pas un hasard si la première société qu'il créa avec des camarades de classe s'intitulait
la « Société de la Joie ». C'est ce qui fait que la lecture de sa vie est à la fois passionnante et enthousiasmante, et ceci « de
7 à 77 ans ».
Faites-en l'expérience : je vous assure que vous serez vous-mêmes soulevés par cette joie communicative
de Don Bosco, qui vous donnera le goût de servir avec toujours plus de zèle Notre Seigneur Jésus-Christ.
La FSSPX vient de publier un missel pour les fidèles : commandez-le sur le site des éditions Clovis
Missel conforme aux rubriques du missel de 1962 (rite dit de saint Pie V) - Textes latin et français en vis-à-vis - Ordinaire de la messe - Brève présentation du rite dominicain - Toutes les messes de l'année liturgique (Temporal et Sanctoral complet, ainsi que toutes les cérémonies de la Semaine sainte) - Table des fêtes mobiles - Propre des diocèses de langue française - Messes et oraisons votives - Messes des Quatre-temps - Rite du baptême - Rite de la confirmation - Sacrement de l'eucharistie (communion d'un malade)Lire la suite des explications ICI
Rome et la FSSPX : sanctions, indults, Motu proprio, levée des excommunications, discussions doctrinales...
La Porte Latine a fait la recension de près de 400 textes concernant la crise de l'Eglise et ses conséquenes sur les rapports entre Rome et la FSSPX.On peut prendre connaissance de l'ensemble ICI
Carte de France des écoles catholiques de Tradition
La Porte Latine vous propose la carte de France des écoles de Tradition sur laquelle figurent les écoles de garçons, de filles et les écoles mixtes. Sont mentionnées les écoles de la FSSPX et des communautés amiesVoir ICI